L’art est à tout le monde. L’art est un droit. Le beau se doit d’être à la portée de tous. Une œuvre de qualité peut l’être aussi si elle est vendue à un prix démocratique.
L’art est fait pour vivre. Une œuvre vit lorsque par un moyen quel qu’il soit, elle s’accroche à un lieu.
L’art à pour but de se faire rencontrer les gens. Leur procurer des excuses pour communiquer les uns avec les autres. Les espaces de rencontres deviennent de plus en plus virtuels. Tous, nous avons notre part de responsabilité. L’artiste à la sienne, qu’il l’assume.
Pourquoi est-ce qu’une œuvre doit être doit être une réalité uniquement pour une personne culturellement aisée et souvent riche. Parfois, simplement riche. Il y a certainement de multiples solutions pour que cesse ce clivage, et le label Art Haché Des Générations apporte la sienne. Le Low Cost Art. Une réponse toute commerciale. Réduisons les coûts et démultiplions les œuvres. Quel scandale diront certains. C’est l’unicité qui fait l’œuvre. Ils n’ont qu’à moitié tort, c’est l’unicité qui fait le prix de l’œuvre, ou la petite parution de tirages limités. Légitimant ainsi des prix souvent fort prohibitifs et un égo-trip partagé par l’artiste et l’acheteur. Moteur qui des siècles durant à été le vecteur de chefs-d’œuvre. Ou plutôt de ceux que l’histoire a retenu. Si nous faisions faire un pas en avant à cette habitude poussiéreuse en focalisant uniquement sur l’œuvre. Une œuvre est une excuse. Une excuse figée ou non dans un espace et, ou, un temps, forme(s),… Mais une œuvre reste une excuse visant avant tout la confrontation du spectateur avec un équilibre à l’extérieur de lui. Le tout pour tenter de le renvoyer à un équilibre à l’intérieur.
Pour peu qu’un artiste crée une œuvre, pourquoi est-ce que cette dernière devrait vivre uniquement pour une, ou un nombre limité de personnes ? Pourquoi est-ce que cette dernière, dans sa démultiplication ne pourrait-elle pas s’additionner à une autre pour en générer une nouvelle ? 1+1=1.
Proposant à la fois des œuvres facilement reproductibles, l’artiste peut user de sa subjectivité pour proposer des œuvres uniques. Une œuvre additionnée à une œuvre, un équilibre additionné à un équilibre,… rend un équilibre. L’artiste peut ainsi proposer la matière première de ses productions (des œuvres), facilement reproductibles, au même prix que ces œuvres uniques, fruit de ces additions subjectives. Rappelez-vous, l’unicité fait le prix et le prix ne fait pas l’œuvre.
Le Low Cost Art est une forme de nivellement par le haut. En tant qu’artiste, je m’inscris dans une démarche de popularisation. Rendre populaire, tout le monde a droit au beau.
Le cinéma est populaire, d’autant plus que l’accès au 7ème art a été facilité par l’outil informatique. Plus il y a de personne à l’avoir vu et plus il est populaire. Bienvenue chez les Ch’tis, une histoire sur la compréhension de la différence et sur l’intégration, démontre à lui seul que c’est la qualité populaire des films qui est à remettre en cause (il a en effet établi un nouveau record d’entrées en salle), Internet est un bouc émissaire. Personne ne regrettera qu’il y ait une multitude d’autres personnes qui possèdent une copie du film. C’est normal pour le cinéma, pourquoi ne le serait-ce pas pour d’autres arts ? Eh bien, profits, castes, intérêts, égo-trip … sont trop souvent associés au mot « art », pour ce que j’en ai vu, et j’en ai vu pas mal… Je présente immédiatement mes excuses à tous ceux que je viens de blesser, mais je me sens dans mon plein droit, de penser, et d’agir, pour la bonne santé de cet univers trop sombre qu’est le monde artistique…
C’est pourquoi dorénavant Low Cost Art sera mon cri de guerre. Un cri que je garde depuis trop longtemps étouffé au fin fond de moi-même. Le peuple doit s’approprier l’art et réclamer de la qualité à prix démocratique. Tout reste à créer…
Pour tout avis, contestation, question, contacter : lowcostart@gmail.com
